Capsule expert
Économie et marchés
Gestion
Lois et règlements
Tendances et société
Le bulletin de veille
Aller sur le site du CEGA
Abonnez-vous au bulletin
Pour ne rien manquer de l’actualité agricole économique et recevoir nos alertes sur les sujets chauds!
Consultez nos archives

Tendances et société 17 janvier 2012

Changement climatique : loin des priorités canadiennes

 

Selon un spécialiste en environnement de l’Université de l’Alberta, le retrait du Canada du protocole de Kyoto s’apparente à la situation d’un étudiant qui abandonne un cours qu’il est convaincu d’échouer. Ainsi, par rapport au niveau de 1990, les émissions canadiennes de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté de 30%, alors que le pays s’était engagé à les réduire de 6% sur l’horizon 2012. Le Canada est le sixième plus grand émetteur de GES au monde, derrière la Chine, les États-Unis, la Russie, le Japon et l’Allemagne. Malgré le refus des États-Unis d’adhérer à Kyoto, l’augmentation des émissions de GES de ce pays a été beaucoup moins importante qu’au Canada, en raison des initiatives de certains états, dont notamment la Californie. L’Allemagne et la Russie ont réduit leurs émissions sur l’horizon de Kyoto, alors que le Japon a connu une très légère augmentation. En tant que pays émergent, la Chine était exclue du protocole. Cependant, la Chine a adhéré à l’accord de Durban.

  

L’annonce de la répudiation de l’engagement canadien a suscité un concert de critiques, tant au Canada qu’à travers le monde. À l’appui de cette décision, le ministre de l’Environnement a invoqué la facture élevée, de l’ordre de 14 Milliards$ par année, qu’impliquerait pour les canadiens le respect du protocole. Ces coûts sont à mettre en perspective avec ceux de la Stratégie de Défense canadienne, dont le budget passera de 18 Milliards$ en 2008-2009 à 30 milliards$ en 2027-2028. Durant cette période, le gouvernement fédéral prévoit investir annuellement 24,5 Milliards$ additionnels  en défense. Les réductions successives de la TPS effectuées par le gouvernement Harper ont amputé le budget fédéral de revenus annuels de 12 milliards$. Au chapitre des coûts, il faut également considérer la facture associée à l’inaction en matière de réduction des émissions de GES, dans l’optique de la mise en œuvre de plus en plus probable d’une Bourse du carbone.

Aidez-nous à mieux vous informer. Évaluez cet article :
  • Pardon, où est la déchiqueteuse?
  • Bof! Autant en emporte le vent...
  • Belle entrée, mais encore?
  • Bravo! Ça va me servir!
  • Je suis comblé!
Note actuelle : 2.5/5 (basée sur 4 votes)