Empreinte carbone : vers la certification des produits québécois
Le Ministère du développement économique, de l’innovation et de l’exportation du Québec (MDEIE) à annoncé récemment un programme doté d’un budget de 24M$ afin de démarrer le projet pilote Empreinte Carbone Québec. Ce programme vise à indiquer sur l’emballage la quantité de CO2 produite tout au long du cycle de vie d’un produit. Dix entreprises québécoises de différents secteurs participent à cette initiative. Aliments Ultima est l’entreprise du secteur agroalimentaire qui participe à cette initiative. Le but du programme est de développer les bases des bonnes pratiques et la méthodologie servant à implanter une certification du bilan carbone d’un produit. Le projet pilote concerne les PME désireuses de certifier leurs produits à faible empreinte carbone. Ces entreprises pourront bénéficier d’une aide financière couvrant une partie des dépenses de commercialisation admissibles, jusqu’à concurrence d’un montant maximal de 150 000$.
Grâce à l’hydroélectricité, les entreprises québécoises présentent un avantage comparatif, en raison de la faible empreinte carbone de la production hydroélectrique. Un bilan carbone peu élevé pourrait favoriser les exportations québécoises dans le futur. Toutefois, pour profiter d’une valeur ajoutée sur ces produits, un marché mondial du carbone devra être mis en place.
À ce sujet, dès janvier 2013, en vertu d’un accord bilatéral entre le Québec et la Californie, 117 entreprises québécoises qui figurent parmi les plus grandes émettrices de gaz carbonique devront respecter un plafond d’émissions de GES. Un marché du carbone sera établi et le prix initial des émissions de CO2 sera de 10$/tonne. Les premières transactions devraient survenir à l’été 2013. Actuellement, les entreprises sont en période de transition afin d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de GES qui leur ont été attribués pour la prochaine année.