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Mot de la rédaction 11 avril 2012
En date du 27 mars dernier, l’indice S&P500, la référence de la Bourse de Wall Street, a atteint son niveau le plus élevé depuis novembre 2006. Il n’en fallait pas plus pour que se multiplient les messages optimistes à l’effet que la reprise économique est amorcée pour de bon aux États-Unis. Ce regain d’enthousiasme a vite franchi l’Atlantique, le président de la France déclarant que « la crise financière est terminée et la reprise économique est amorcée ».
Cependant, cet optimisme ne fait pas l’unanimité. Ainsi, l’OCDE exhorte pour sa part les gouvernements européens à adopter des réformes économiques ambitieuses et des plans de réduction budgétaire plus détaillée. L’OCDE est d’avis que malgré l’accalmie récente des marchés financiers, la crise de la dette n’est pas terminée en Europe. Aux États-Unis, le président de la Réserve fédérale, a déclaré : « Il est beaucoup trop tôt pour crier victoire ». M. Bernanke considère que le taux de chômage demeure trop élevé et n’exclut pas que le gouvernement doive envisager d’autres options pour stimuler l’économie des États-Unis. En Chine, le premier ministre a récemment annoncé un objectif de croissance économique à son niveau le plus bas depuis 2004.
Pour le Canada, l’OCDE revoit ses prévisions de croissance pour 2012 à la hausse, de 1,9% à 2,5%. Elle met toutefois en garde contre un excès d’optimisme, en raison de la hausse du prix du pétrole, de l’essoufflement des économies émergentes et du ralentissement de la croissance du commerce mondial.
À la lecture de ces informations, les optimistes et les pessimistes y trouveront tour à tour leur compte. Cependant, la multiplication des messages contradictoires sur la santé de l’économie devrait nous inspirer une certaine prudence dans les décisions d’affaires des prochaines semaines.