

| 14 mai 2012 |
| 14 mai 2012 |
| 11 mai 2012 |
| 11 mai 2012 |

| 15 mai 2012 |
| 15 mai 2012 |
| 11 mai 2012 |

| 10 avril 2012 |

| 14 mai 2012 |
| 11 mai 2012 |

Économie et marchés 19 janvier 2012
II - Économie : que nous réserve 2012?
Au cours des derniers mois, les dirigeants européens ont multiplié les rencontres au sommet en vue de résoudre la crise économique dans la zone euro. Les décisions découlant de ces rencontres se sont jusqu’à maintenant révélées inefficaces. Une décision importante fut prise en octobre dernier par les leaders européens, dans le cadre d’une tentative de sauvetage de la Grèce : les investisseurs privés détenteurs d’obligations grecques furent alors forcés d’assumer une perte nette de 50% de la valeur de ces obligations, soit environ 50 milliards d’euros.
Cette décision a eu pour effet de miner la confiance des investisseurs dans les obligations émises par les gouvernements européens pour financer leur dette. Elle a aussi provoqué une hausse du taux d’intérêt sur les nouvelles obligations émises par les États aux finances les plus précaires, dont l’Espagne, l’Italie et la France. Cette perte de confiance a également contribué à la révision à la baisse de la cote de crédit de plusieurs pays de la zone euro par l'agence de notation Standard and Poor's, accentuant du même coup la pression sur les taux d’intérêt obligataires.
Les prochaines semaines seront cruciales pour la France, l’Italie et l’Espagne, trois pays qui seront très actifs sur les marchés obligataires. La capacité de ces gouvernements de financer leurs émissions d’obligations à des taux compétitifs aura un impact direct non seulement sur leur performance économique en 2012, mais aussi sur l’avenir de la zone euro dans son ensemble. Selon les experts, le seuil critique du taux moyen d’intérêt obligataire qu’un pays peut supporter sans être menacé d’un défaut de paiement est de 7%, une limite que l’Espagne et l’Italie ont franchie à quelques reprises au cours des derniers mois.